Le jour des Seigneurs

LE JOUR DES SEIGNEURS

Éditorialiste à Focnews, il nous a paru important de revenir sur cet article de l’Equipe du 29 juillet 2020 qui fait débat dans le monde du sport. Après avoir sollicité la doublette Pin-Lafruge sur, on pourrait la qualifier « d’affaire du Médisien », notre journaliste indépendant s’est rendu sur place pour mener sa propre enquête.


 

Droit de réponse de l’équipe Pin-Lafruge

Irréprochable tant d’un point de vue sportif (invincible depuis l’année 2019)  qu’humain, la Team Pin-Lafruge souhaite apporter un vif démenti à l’article publié dans votre édition du jour sous la plume d’un Anonyme (les lecteurs apprécieront)   ….. Cet article qui est intégralement consacré à Pin-Lafruge (ce qui met en lumière de manière évidente leur popularité) sous un angle volontairement négatif pour ne pas dire pamphlétaire. Nous aurions trouvé élégant, et fort légitime, que votre journaliste (sans accréditation nous semble-t-il, ce qui met à caution la qualité éditoriale et professionnelle du journal L’Equipe) interroge plutôt que de se contenter d’affirmations erronées ou incomplètes, le tout en se reposant sur une analyse partiale et disons-le clairement malhonnête.

Ci-dessous, l’enquête minutieuse d’un journaliste de renommée internationale qui traduit avec un regard neuf et lucide les faits tels qu’ils se sont réellement produits.

Bien que considérée sur le circuit, comme « l’équipe des seigneurs » le magazine l’Equipe, en perte de vitesse, à la recherche d’audience et tout simplement pour faire le Buzz, titre à la une du 29 juillet : « LES IMPOSTEURS » lors du tournoi international sur le parvis de l’église de Hinx.

Le journaliste d’investigation de « Focnews » revient sur cette rencontre :


« …nous avons pris cette partie avec sérieux par respect pour  nos adversaires comme à notre habitude… » relate Mr Pin.

Mr Pin dans son costume du dimanche

« Qui s’y frotte s’y pine » dit-on dans les travées des boulodromes. En vrai tireur d’Elite, Mister Pin est un vrai seigneur qui frappe juste : admiré, estimé, envié mais jamais égalé il se dit « écœuré qu’on puisse  sous-entendre de telles choses avec une telle mauvaise foi ». Prenons le risque de répéter ce que tout le monde sait déjà : il en va de même pour tous les gens qui se sont fait un nom dans une discipline quelconque, qu’il s’agisse de Cristanio Ronaldo au football, de Raphael Nadal au tennis, chez Mister Pin, il y a trois choses qui frappent :

– ses boules, évidemment, avec autant de précision et d’efficacité que de régularité ;

– son look, à la fois original et invariable ; photo de soiree perruque

– et, sa qualité première, sa modestie.

En effet hors compétition, on ne manque pas de gens pour vanter sa sympathie et sa disponibilité pour « donner du rêve, des étoiles plein les yeux » comme il aime à le dire.

La doublette lors de leur arrivée au boulodrome de Médis en toute décontraction. Bien mal leur en a pris.

Mais qu’en serait-il sans une parfaite alchimie entre 2 personnes hors normes ? L’osmose a eu lieu au championnat du Monde de Médis lors d’une rencontre mémorable entre la doublette Betbedat-Charbo et Pin-Lafruge.

La doublette lors de leur départ du boulodrome de Médis

« Ils sont ceux contre lesquels on ne fait jamais de bonnes parties, mieux, ils sont de ceux que l’on craint… » avait dit Charbo (dit La Taupe, surnom survenu lors de cette fameuse rencontre contre les seigneurs, où le terrain ressembla à une plaine de Verdun après ses tirs ratés), dans un éclair de lucidité, lequel sera à jamais marqué au fer rouge par cette fessée mémorable.

Mais cette partie reste anecdotique tant la rencontre entre ces deux champions bouleversera  le monde de la pétanque. Surnommé le Crocodile, tant il croque la vie avec générosité et humilité, la mayonnaise prend dès les premiers lancés.

«  C’est lui qui met la table… » souligne Mr Pin.

Il n’a pas son pareil pour orienter la partie, avec ses lancés de cochonnet judicieux, ses prises de risques sur le choix des terrains… observer, pointer, tirer quand c’est nécessaire, garder son sang-froid, ne pas perdre la boule sont ses leitmotiv.

« Perdre n’est pas un déshonneur, le seul déshonneur est de ne pas savoir perdre… » dit-il dans une interview accordée au« Times » en 2012. Interview dont ses adversaires de Hinx auraient dû s’inspirer.

Car ne nous trompons pas chers lecteurs, cette partie n’a pas été vécue sous le même prisme. Sous le parvis de l’église de Hinx, là où l’équipe Betbedat- Brevart vivait avec intensité le match de leur vie, leur « quête du Graal »,  la doublette Pin-Lafruge était modestement dans le plaisir d’offrir : partage et accompagnement, comme principes philosophiques chevillés au corps…

Brevart méconnaissable tant l’excitation est intenable si près du pseudo exploit

« c’est en quelque sorte une déformation professionnelle.. » nous confie à demi-mot Mr Pin.

En effet, rappelons que Mr Lafruge accompagne des personnes handicapées depuis plusieurs années et n’a pas son pareil, s’est-on laissé dire, pour feinter la réalité…

« cette incrédulité, nous la comprenons » échappe Lafruge dans un triste soupir (avec le sentiment que sa journée de travail n’est pas encore accomplie).

En effet le scénario est pourtant suffisamment explicite…  seul le duo Betbedat- Brevart, aveuglé par la recherche de notoriété n’a pas vu ce qui se tramait. Les faits sont là : après une première manche à sens unique, remportée aisément et avec classe par la team Pin-Lafruge, la deuxième manche débute par un improbable 11 à 0 en faveur de la doublette Betbedat- Brevart. Comment expliquer une « Remontada » aussi flamboyante de la part des champions en titre ???

Nous avons un début de réponse :

« Je lis dans son cœur comme sur un terrain de graviers… » nous raconte Mr Pin.

En effet après un score sans appel lors de la première manche, « el Captain » se dirige vers son coéquipier Lafruge, visiblement abattu, pour lui soumettre l’idée de les laisser « participer un peu plus » en laissant les premières mènes tant il voyait l’éducateur souffrir dans sa chair. Selon lui, personne, et surtout dans le sport, ne doit vivre une telle humiliation…

Comment ne pas voir la réalité en face ?

Dans cet élan d’accompagnement, cher à Lafruge, « les Seigneurs » avec cette générosité qui les caractérise – un sourire paternel aux coins des lèvres – laissent avec humilité et beaucoup d’empathie le score grimper à 11 à 0.

Stéphane Pin lors de son dernier tir

 

Ce score inespéré va faire apparaitre le vrai visage de Betbedat- Brevart. Au bord de la dépression, ce cadeau tombé du ciel va faire ressortir ce qu’il y a de plus vil dans l’être humain. Quelle déception se lit sur les visages des « Seigneurs » quand Brevart crache des « on n’est pas des… »   les yeux possédés !

Pas respect à leur famille et à la demande des « Seigneurs », nous tairons la totalité des incivilités commises ce jour-là, mais sachez qu’un tel comportement n’est pas digne de Coubertin…

C’est la peine dans l’âme que les « Seigneurs » reprennent la main pour l’ultime leçon et, sans effusion aucune, concluent cette mascarade par un ultime carreau, somme toute magnifique… mais maintes fois réalisé par Lafruge dans sa carrière, et somme toute assez banal pour un joueur de son calibre…

C’est la victoire modeste, certes attendue, que nos deux compères donnent l’accolade empreinte de dignité et de hauteur à ces deux imposteurs qui ,encore, à l’heure où j’écris cet article en toute impartialité, tentent de discréditer ces deux champions aux cœurs « gros comme  un cochon ».

 

Mes remerciements à toutes ces personnes – écœurées par de tels agissements – qui m’ont permis de remettre l’église au milieu du village, de retranscrire au plus juste la réalité de cette partie et un grand merci à la team PIN-LAFRUGE, de véritables « Seigneurs » des temps modernes…