Tour de la Chalosse


CLAMPIN CHUTE DANS LE PROLOGUE

En délicatesse avec une cheville depuis quelques jours, Clampin décidait tout de même de s’aligner sur le départ du tour de la Chalosse. Bien mal lui en a pris !

 

Cécile CLAMPIN ne recule devant rien. Fière d’arborer les couleurs de la Team de l’Estuaire, et malgré une blessure à la cheville, elle a tenu à prendre le départ du Tour de la Chalosse, cette épreuve qui fait maintenant tous les ans la réputation de l’arrière pays Dacquois. Une réunion de crise s’était pourtant tenue la veille afin de décider si Cécile devait participer ou non à ce grand événement. Pour rien au monde, cette grande férue de vélo ne voulait louper ce rendez-vous.

Sous un ciel voilé ce matin là, toute la Team préparait comme à son habitude avec minutie son matériel. La pression des pneus était vérifiée, le serrage des roues contrôlé, les dérailleurs ajustés… Vêtus de leurs jolies tenues jaunes et noires, les membres de l’équipe s’apprêtaient à prendre le départ dans un climat serein.

Casque ajusté sur la tête, Cécile CLAMPIN a voulu s’aventurer dans ce que l’on pourrait appeler un petit tour de chauffe ! Malheureusement, c’est là que le drame est survenu…

Il ne lui a fallu qu’un demi-tour pour s’affaler sur le corrosif bitume du célèbre vélodrome de Hinx. Sous les yeux ébahis de ses partenaires et sans qu’ils ne puissent faire quoi que ce soit, l’athlète apprenait à ses dépens qu’il est préférable d’être à 100% de ses capacités pour prendre le départ d’une telle épreuve.

L’abandon devenait désormais inévitable. La mort dans l’âme, Cécile Clampin rendait les armes avant d’avoir pu lutter. Telle une guerrière revenant du champ de bataille, le casque et les lunettes de travers, des ecchymoses sur les coudes et les genoux, Cécile expliquait les raisons de sa spectaculaire chute :

« Eh ben, vous savez comment que c’est ? Vous voulez absolument prendre le départ avec les copains. Pourtant vous savez qu’y a un problème, mais vous le faisez quand même ! Quand je pars, je sens ma cheville trop serrée. Alors j’essaye de la dégager mais moi je sais pas faire de ce côté, personne m’a appris. J’avais bien fait 20 mètres. J’ai senti que ma cheville partait d’un côté et moi de l’autre. Quand tu tombes ça fait un peu mal au genou et au coude, mais ça fait surtout très mal dans ta tête. Je voulais vraiment faire cette course. Avec mon mari qui débute aussi en cyclisme, on va apprendre à déchausser des deux côtés. »

Stéphane Pin, sûrement la meilleure chance de la Team sur cette épreuve, confiait à son tour :

« Quand je vois Clampin se ramasser la tronche, je me dis que je perds là une alliée de qualité. La veille, on s’était dit que nous allions faire la course ensemble. Elle devait m’emmener jusqu’au sprint et là je devais griller tout le monde. Sans elle, pour moi, la course allait prendre une autre tournure… »

Enfin Jean-Sébastien Frugier, son mari, une étoile montante de la Team, tenait à rassurer tout le monde :

« Cécile, elle est comme ça ! T’as beau lui dire sois prudente ma chérie, mais non, elle ne mesure pas les dangers et elle fonce. C’est son état d’esprit. Tu peux pas lui enlever ça. Dans la vie elle est pareille, j’arrive pas à la suivre. Voir sa femme le nez dans le goudron, ça fait jamais plaisir, mais je la connais bien la Clampin, c’est pas une égratignure au genou qui va la stopper ! Un pansement et on la reverra sur le vélo d’ici peu. »


LE VÉLODROME DE HINX EN FUSION

Le vélodrome de Hinx a vraisemblablement connu ses plus belles heures ce dimanche 26 juillet 2020

 

Le prologue de ce 6eme tour de la Chalosse s’est déroulé sur le charmant petit vélodrome de la non moins sympathique petite commune de Hinx.

L’organisation de la course avait bien fait les choses et décidé de proposer à Cécile CLAMPIN, blessée lors du tour de chauffe, de donner le départ de ce prologue. C’est sur les coups de 10h que le starter improvisé allait libérer les 6 coureurs qui devaient prendre le départ.

Et il ne fallait pas le manquer, ce départ, puisqu’un seul tour de ce vélodrome était proposé à ces cyclistes.

Dès le départ, La Fruge prenait les devants. Certains spectateurs peut-être un peu médisants (qui disent du mal et qui en plus habitent Médis) clamaient haut et fort que le jeune espoir aurait anticipé les ordres du starter ! Une enquête est en cours, mais il semble que ce coureur ne soit pas un modèle de fairplay partout où il passe.

Stéphane Pin, sprinter invétéré et habitué à ces joutes, prenait intelligemment la corde pour ne plus la lâcher. Les spécialistes diront que ça fait moins de route certes, mais il faut quand même appuyer sur les pédales.

Sophie Lancereau partait en troisième position, et fidèle à sa stratégie de course, allait mener son train sans s’occuper de celui des autres. Stéphane Bréard, plus dans le style « suceur de boyaux », lui emboîtait le pas pour ne plus lâcher sa roue jusqu’à la ligne d’arrivée.

Vincent Mouloud Betbedat préférait travailler le style et adopter sur sa machine une position profilée. Comme quoi être beau ne signifie pas être efficace ! La cinquième et avant dernière place viendra récompenser cet effet de style et ce choix pas très judicieux.

Enfin, assez inexplicablement, Francis SamBrel ne se décidait à prendre le départ que lorsque le reste du peloton avait effectué son premier et unique tour. Plus connu pour son verbiage que pour ses exploits de cycliste, le « local » de l’étape fermait la marche sans avoir particulièrement brillé lors de cette épreuve.

Comment expliquer une telle déroute ? Même si cela ne nous regarde pas, nous avons fouillé un peu dans sa vie pour essayer de comprendre les raisons de cet échec. Et effectivement, même si cela est difficile à expliquer, nous avons trouvé quelques éléments de réponses.

On pourrait penser que le fait de ne pas porter la même tenue que le reste de son équipe serait un élément à charge. Or, SamBrel a prouvé par la suite qu’avec une tenue différente, il était capable de suivre voire de dépasser Stéphane Pin, le puissant et robuste sprinter de l’équipe.

D’autres mettent en avant quelques démêles qu’il aurait eu dans son couple. Sa femme Laetitia, membre de la Team, lui aurait récemment reproché de lui avoir subtilisé ses roues pour qu’elle ne puisse pas prendre le départ de la course. Voilà aujourd’hui à quoi ressemble le vélo de Laetitia, ce qui nous permet de comprendre pourquoi elle est restée à quai.

Mais il faut aller chercher encore ailleurs ce qui occupait certainement l’esprit de ce coureur atypique pour comprendre ce qui accaparait son esprit au point de lui faire manquer le départ.

Et c’est sûrement dans son brillant passé que la réponse se trouve. Ancien chanteur compositeur, Francis SamBrel aimerait reprendre du service et composer à nouveau. Dans le monde du showbizz, il se dit qu’un nouvel album intitulé « Il y a la-haut des moutons qui ressemblent a des cailloux » serait déjà en route. On est en droit de légitimement penser que notre acteur « local » était tout à ses pensées au point de ne pas entendre le starter. On ne peut pas courir deux lièvres à la fois !

A l’heure du départ, on reconnait de gauche à droite : Francis SamBrel, Vincent Mouloud Betbedat, Stéphane Bréard, La Fruge, Sophie Lancereau, Stéphane Pin et Cécile Clampin (Starter)

 

         Classement final

  1. La Fruge – 9.2 secondes
  2. Stéphane Pin – 10.7 secondes
  3. Sophie Lancereau – 11.8 secondes
  4. Stéphane Bréard – même temps
  5. Vincent Mouloud Betbedat – 1 tour
  6. Francis Sambrel – hors délais
  7. Cécile Clampin – abandon
  8. Laetitia Penaud – Non partante

 

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TOUR DE LA CHALOSSE – ETAPE 1       L’AMBITIEUX FRUGIER S’IMPOSE EN PATRON

La première et unique étape du Tour de la Chalosse a vu la victoire de « La Fruge », le talentueux et ambitieux petit coureur rusé de la Team de l’Estuaire

 

Le départ de cette épreuve a été donné à 10h27 ce dimanche 26 juillet 2020. Après un prologue âprement disputé, les 6 coureurs participants à cette édition se sont lancés sur les routes de la Chalosse, beau petit coin perdu au milieu de rien.

Francis SamBrel, remis de son échec sur le prologue, décidait de prendre les commandes dès le départ. Les mauvaises langues diront que de toute façon, il était le seul à connaître la route puisque ayant participé aux 5 éditions précédentes. Il avouera d’ailleurs au terme de cette étape que cette édition 2020 a été la plus rapide de toutes.

Sur la longue ligne droite qui relie la commune de Hinx à celle de Montfort-en-Chalosse, Francis SamBrel emmenait un peloton bien groupé où chacun prenait le temps de réfléchir à la stratégie à mettre en place. Le premier faux plat (2 km à 2% de moyenne) allait agiter un peloton bien calme jusque là. On sentait déjà que les jambes des baroudeurs fourmillaient d’impatience tandis que celles des puissants sprinters commençaient à montrer des signes inquiétants de faiblesse.

Ces premières impressions vont être confirmées dans le col de Monfort-en-Chalosse (4eme catégorie, 2 km à 4% de moyenne). Sous l’impulsion de « La Fruge », déjà bien en jambes, les attaques se succédaient et faisaient exploser un peloton désormais éparpillé sur la longueur du col.

Vincent Mouloud Betbedat semblait vouloir s’accrocher à la roue de « la Fruge » mais la fraîcheur et les quelques années d’écart ont eu raison de la volonté du premier cité. « La Fruge » pointait donc en tête au sommet du col devant Vincent Mouloud Betbedat et Stéphane Bréard. Loin d’être distancée, Sophie Lancereau passait en 4eme position. Il fallut ensuite attendre de longues minutes pour que le groupe étau franchisse cette première difficulté. Francis SamBrel emmenait un Stéphane Pin dont on ne donnait pas cher de sa peau.

A la sortie de Monfort-en-Chalosse, une longue descente permettait au peloton de se reformer pour les kilomètres suivants. On put alors admirer les qualités de descendeur de Stéphane Pin. Bien campé sur sa machine, en position aérodynamique, et entraîné par une force cinétique incroyable, on le voyait alors titiller les premières places du groupe.

Mais le relief de l’étape va avoir raison de ce regain d’énergie. L’impitoyable scénario du premier col va se répéter lors de la montée vers Castelnau-en-Chalosse. La roublardise du petit Frugier va l’emporter une nouvelle fois sur le courage de ses poursuivants.

Une longue portion de plat entre Pomarez et Mimbaste va permettre un nouveau regroupement. Le ravitaillement de Clermont offrira aux coureurs un regain d’énergie bien nécessaire pour les derniers kilomètres.

Vincent Mouloud Betbedat, accrocheur jusque là,  va alors profiter d’un nouveau moment de calme dans le peloton pour placer une attaque surprenante juste avant Saugnac-et-Cambran. A la faveur d’une petite route escarpée et pentue, il déclenchait une attaque pour essayer de creuser un écart. Certains coureurs auraient précédemment surpris une discussion entre Vincent Mouloud Betbedat et son complice Stéphane Bréard. Que peuvent-ils s’être dit ? Toujours est-il que pendant que le premier se faisait joliment la malle, le second tentait de bloquer « la Fruge » pris dans une discussion à l’arrière du peloton. Le temps qu’il réagisse et lâche un juron, le « fuguard » avait déjà pris une avance conséquente. Mais là encore, le jeune prodige Médisien va montrer l’étendue de son talent et rattraper un Mouloud Betbedat bien content tout de même de lui avoir brûler la politesse.

A Narosse, près de Dax le peloton est nouvellement reformé. On verra même Stéphane Pin, revenu du diable vauvert, placer une attaque inexplicable puisque lui seul aurait vu un panneau annonçant un sprint intermédiaire. Vincent Mouloud Betbedat, décidément très joueur, tentait sans y parvenir de lui disputer ce sprint intermédiaire imaginaire. Cela aura eu le mérite de redonner le sourire à notre sprinter bien en difficulté par ailleurs.

Après la traversée de Candresse, bien connue pour ses espadrilles et autres spécialités locales, Francis SamBrel annonçait à tout ce joli monde la proximité d’un col certes très court mais très pentu. La tension était à son apogée au sein du peloton. Chacun observait son rival sans en connaître les intentions.

C’est finalement Stéphane Bréard qui allait déclencher les hostilités à quelques encablures de cette fameuse pente. Bien calé dans sa roue, Stéphane Pin ne voulait pas lâcher si prêt du but. Le début du col va lui rendre la raison ! Et c’est encore « La Fruge » qui s’extirpait de ce groupe par la gauche à une vitesse phénoménale. Personne ne pouvait résister. Stéphane Bréard tentait bien de s’accrocher, aidé dans sa quête par Vincent Mouloud Betbedat, mais rien n’y fera. Les deux poursuivants devront rendre les armes devant la supériorité de « La Fruge », qu’il a démontré à chaque fois qu’une difficulté se présentait lors de cette étape. Il s’envolait inexorablement vers une victoire amplement méritée.

Voici ce qu’il nous confiait à l’arrivée :

« Pour moi, aujourd’hui, c’était trop facile. J’ai laissé les 2 petits roquets s’amuser derrière moi mais je pense qu’à aucun moment ils ne pouvaient rivaliser. Cette course, ce n’est qu’une étape vers le grand rendez-vous du mois de septembre à Saint Jean de Luz. Je sais qu’ils seront encore tous là pour essayer de me voler la vedette, mais je vais continuer à m’entraîner sérieusement pour être prêt le jour « J ». Une petite pensée tout de même pour ma femme qui n’a pas pu prendre le départ. C’est dommage car ce tracé était fait pour elle, elle aurait sûrement brillé. »



COMMENTAIRES

Les articles de cette page ont suscité de nombreuses réactions. Pour une transparence totale, la rédaction souhaite porter à la connaissance de ses lecteurs les différents points de vue exposés.

Message du Crocodile (30 juillet 2020 – 16:11)

Chers amis sportifs
Pour vous avertir qu’un journaliste indépendant m’a contacté au sujet de l’article paru dans l’équipe. En effet il semblerait que ça soit d’après lui un dossier à charge car de nombreuses personnes témoignent que c’est un article diffamatoire œuvre d’un journaliste peu scrupuleux coutumier du fait. Nous nous inscrivons en faux avec Mr Pin et prévenons les chers lecteurs qu’un démenti de ces fake news est en cours et assurons que la vérité sera faite …
En espérant qu’à la lecture de ce prochain article la lumière sera faite.
Merci
Bien sûr des poursuites sont engagées à l’encontre de ce pseudo journaliste
Rdv donc prochainement
Sportivement le Crocodile

Message de Cécile CLAMPIN  (30 juillet 2020 – 16:37)

Info de dernière minute de « Foc news »
Il semblerait qu’un autre article fait débat sur «  la Géante de la déroute » la bien nommée Clampin «  la capitaine fracasse » qui fait un retour remarqué après sa désillusion au « tour de la Chaloppe »
À suivre amis lecteurs

NDLR  (30 juillet 2020 – 17:56)

J’ai comme le sentiment que certaines personnes au sein de la Team n’ont pas conscience de leurs agissements et invoquent de la diffamation quand je préférerais défendre la liberté de la presse. Qu’importe, ces remarques seront annexées aux divers compte rendus et la justice saura faire la part des choses. Pour rappel en pièce jointe la « Chartre » de la Team...